L'oeuvre /
Ce sont deux séries photographiques de 1500 pieds carrés chacune.  Ensemble, elles forment un tout pour s'intégrer à l'architecture. Leurs esthétiques font référence à une séquence de film sur pellicule à l'arrêt, les fenêtres du centre accentuent cet effet. Chaque cadre rappelle les anciennes diapositives. Par la grandeur et l'implantation stratégique de l'oeuvre. Le tout se veut un moment d'arrêt quasi obligatoire, un moment de réflexion sur le lieu, sur soi et le temps qui passe.
Le journal / C'est le résultat qui présente l'ensemble des recherches photographiques | Édition limité 
105 rue Hermine
J’ai longtemps eu en tête ce projet avant qu’il ne voie le jour. De ma cour, je vois si bien cette grosse bâtisse brutaliste, que j’en suis venu à vouloir intervenir artistiquement sur ses façades, particulièrement sur celle qu’on voit partout de la haute ville. Avec la pandémie et tout ce qui s’est passé dans les CHSLD, il m’a semblé encore plus nécessaire de faire quelque chose, de m’impliquer dans ce milieu de vie si près du mien. L’idée de présenter sur un mur extérieur la vie et le quotidien des gens qui vivent à l’intérieur m’a semblé un excellent moyen de sensibiliser les citoyens à cette étape de la vie qui nous attend tous et toutes. Après avoir réussi à contacter les bonnes personnes et qu’elles aient été emballées par l’idée, j’ai pu mettre en branle ce grand projet. 
C’est à travers un long processus de rencontres avec le personnel et les résidents et plusieurs séances photos que j’ai pu avoir accès à cet environnement si singulier. Par cette intégration, j’ai pu mieux voir, mieux comprendre et ainsi mieux partager l’âme de l’endroit. J’ai aussi pris conscience de l’importance de constamment s’adapter lorsqu’on se retrouve dans un endroit comme celui-ci. Je me suis laissé guider par mon instinct pour capter des moments de cette étape de la vie tout aussi importante que les précédentes.
J’espère qu’il en résulte une œuvre qui témoigne de la vie des gens pour qui ce lieu, qui peut sembler froid et inhospitalier, est devenu leur maison. Que ce tableau photographique amène de l’intime et du personnel sur le plan de l’universel. Qu’on puisse les entendre à travers ses séquences de vie nous dire : « C’est nous, c’est notre maison! On fait partie du décor nous aussi! Nous sommes là! Regardez-nous! »  
- À mon père, Michel.
Ce projet est rendu possible grâce à l’Entente de développement culturel entre le gouvernement du Québec et la Ville de Québec