Guillaume D. Cyr, né en 1982. Originaire de New Richmond en Gaspésie. Depuis plusieurs années, il vit au centre-ville de Québec et y travaille comme artiste- photographe professionnel. En 2008, il obtient un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval à la suite à une formation technique en photographie du Cégep de Matane. Ses recherches sont axées autour de l'empreinte de l’homme dans le paysage. Sa pratique photographique est un mélange de techniques anciennes et de nouvelles technologies.
Depuis ses débuts professionnels en arts visuels (2006). Il a participé à plus de 25 expositions solos et collectives au Québec et en France. Depuis 2013, il est représenté par la Galerie Michel Guimond à Québec. Il a reçu plusieurs bourses de créations de la Ville de Québec (première ovation), dont celle pour une première œuvre d’art public en collaboration avec le CALQ.
© Guillaume D. Cyr | Yana Ouellet - 2020

À la croisée de l’art et du documentaire,
Je porte un regard humaniste sur l’homme et la trace qu’il laisse dans le paysage. La photographie est le cœur de mon travail et elle est pour moi une exploration du réel. Un art documentaire d’un réalisme poétique. Parallèlement à une diffusion classique, je m’intéresse aussi à la dimension installative que peut prendre la photographie, à travers les expositions et l’art public.

Tel un anthropologue, 
Je collecte des images relatives à une culture et à une identité à travers la photographie de la figure humaine et des artéfacts. Cette étude du quotidien est pour moi indissociable d’un rapport à la mémoire : je documente les origines (lieu des racines, pays de l’ascendance). Je porte un même regard sociologique sur les terres d’accueil, les lieux d’adoption. L’archivage des traces laissées par l’homme dans le paysage constitue un travail qui s’apparente à l’archéologie. Je collecte des images d’artéfacts (habitats, lieux de travail, objets utilitaires…) qui forment le témoignage d’une occupation présente ou passée. La présence humaine, en un territoire et un temps donné, est donc fondamentale dans mon travail.

Cette démarche me pousse à parcourir le monde : non seulement à la recherche de mes origines et de celles de mon pays, mais aussi à la recherche de celle de l’autre, de celui qui m’est étranger. Chercheur, j’arpente le monde en quête d’un témoignage de nos constructions individuelles et collectives.  
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Dans ma pratique en Art Public, je continue d’explorer ma démarche actuelle. Il m’est important de créer des œuvres qui s’intègrent dans l’ensemble du corpus d’œuvres déjà réalisées tant pour les galeries que pour les centres d’artistes.
J’utilise la photographie afin de porter un regard sensible et critique sur le monde qui m’entoure en choisissant des sujets qui m’attirent par leur capacité à engendrer des angles de vues singuliers. Résolument humaniste, mon approche se situe entre l’art et le documentaire. 
Ma photographie se caractérise par sa simplicité formelle et sa dimension souvent cartésienne. Ce médium me permet d’explorer le réel en dévoilant, par exemple, le potentiel esthétique insoupçonné d’un objet abandonné ou d’apparence disgracieuse. Qu’il s’agisse de portraits ou de paysages, mes photographies transcrivent une expérience affective vécue lors de mes rencontres. 
Mes origines, mon quotidien et les voyages nourrissent et construisent mon cheminement artistique. En multipliant mes expériences et en diversifiant mes points de vue, je tente d’identifier des traces laissées par l’homme dans la nature ou en milieu urbain.
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